Commune nouvelle de Vermenton

Notre art de bien vivre en Bourgogne


Un peu d'histoire....

VERMENTON ou "Pays des belles collines", fait partie du territoire des Senons (capitale Sens). Le document le plus ancien remonte à l'an 901 lors de la restitution de Vermenton à l'évêque d'Auxerre.


Le Château de Bétry
Situé sur le Polygone à l'entrée Nord de Vermenton, sa première mention remonte à 1157 en tant que château (castrum) tenu en fief par les comtes d'Auxerre. En 1213, l'évêque d'Auxerre transforme la chapelle du château en église paroissiale. Le château est abandonné mais l'église était encore entretenue et utilisée au cours des siècles suivants.


L'église
La nef et le portail, qui, lui, ressemble à celui de Vézelay et de St-Lazare d'Avallon, datent du XIIème et XIIIème siècle, le choeur est du XIVème. Le clocher nous rappelle ceux de St-Eusèbe et de St-Germain d'Auxerre. Les sarcophages découverts au XVIIIème, nous prouvent la présence d'un ancien cimetière qui pourrait dater de l'époque mérovingienne ou carolingienne. Les enceintes de la ville En 1368, les habitants ont été autorisés par le roi à entourer la ville d'une première enceinte érigée autour du quartier de l'église. En 1404, Charles VI autorise la population à restaurer cette fortification. C'est probablement à cette époque que le cimetière est déplacé dans un lieu qui nous est inconnu. La deuxième enceinte, construite en 1514 avec l'autorisation du roi Louis XII, entourait l'agglomération actuelle qui était partagée en plusieurs seigneuries pour l'exercice de la justice : le roi, l'abbaye de Reigny et Bazarnes. Vers 1746, c'est dans l'une des tours, appelée la "grosse tour" et aujourd'hui "tour du Méridien", que se tenaient les différentes audiences de justice et les assemblées de la commune. C'est ici qu'était établie la prison, au niveau inférieur de l'édifice.

Les deux hôpitaux
L'un, désigné "Maison Dieu" et remontant au XIIIème siècle, se situait vers les grands moulins, actuellement le Parc des Iles. L'autre, La Maladrerie ou léproserie, fut édifié en bordure de la rivière Cure. Les deux hôpitaux auraient été endommagés vers 1358 lors des ravages anglais.

L'Abbaye de Reigny
Cet établissement monastique, occupé par des moines cisterciens, fut édifié en bord de Cure vers 1120. L'abbaye fut en partie détruite après la Révolution Française.

Le pont
Un pont traversant la Cure à l'endroit des Grands Moulins fut constuit en 1238 puis détruit pendant les Guerres de Religions au XVIème siècle pour faire barrage aux Protestants. Un projet de recons-truction n'a pas abouti.

Les fours à chaux, le flottage du bois et la vigne
Le XIIIème siècle est marqué par le développement économique autour de la Cure. Des fours à chaux, il ne reste qu'un pont enjambant la rivière, plusieurs mètres de rails et une colline creusée pour l'extraction du calcaire. Jusqu'en 1923, les industries de la vigne et du flottage ont joué un rôle important pour les vermentonnais. Le flottage du bois, qui servait au chauffage des habitants de Paris, permettra l'aménagement du port et la construction d'un barrage. En 1887, le phylloxera marque un premier coup d'arrêt à l'activité viticole, mais, il est possible d'observer encore en dépit des dégradations humaines, des petites cabanes en pierres sèches que les vignerons avaient construites pour se protéger des intempéries.

Les deux guerres
En 1914-1918, un camp d'entraînement militaire avec tranchées est aménagé rue des Jardins. La seconde guerre mondiale voit Vermenton occupé par les allemands. Reigny devient alors un lieu d'accueil pour les résistants jusqu'à la libération de Vermenton, le dimanche 26 août 1945.

Population
Les estimations restent appro-ximatives: 2300 habitants en 1543, 2400 en 1676, 2500 en 1869, 2150 en 1900, 1226 en 2000, 1201 en 2013, 1260 en 2015.

Personnages
Etienne Jeaurat (1699-1789) peintre du roi Louis XV, recteur de l'académie royale de peinture et de sculpture, habitait Vermenton pendant les beaux jours. Ancêtre des résidents secondaires, il était surnommé "Jeaurat le cher" car l'annonce de son arrivée faisait monter les prix.

Etienne Gilson (1884-1978) professeur au Collège de France et membre de l'Académie Française, racheta en 1935 la maison d'Etienne Jeaurat.

Maurice Cornevin (1882-1962) né à Sacy et qui témoigna toute sa vie de son attachement à son ascendance vigneronne. Notre groupe scolaire porte son nom et celui de son fils Robert, africaniste.

L'abbé Legris Duval fut le confesseur des pages du roi Louis XVI.

René Martin et Jacques Marc, deux résistants vermentonnais des Forces Françaises de l'Intérieur, furent exécutés par les allemands le 25 août 1944 lors du massacre de Fouronnes sur ordre d'un lieutenant de l'armée allemande condamné par la suite pour crimes de guerre.

Quelques anecdotes
C'est au pied de la croix implantée sur une des collines dominant Vermenton que fut découvert le corps d'une jeune femme, sourde et muette. Son assassin fut arrêté et guillotiné. Cette croix est dénommée depuis "la croix de la femme morte".

Victor Hugo fut arrêté à Vermenton par la maré-chaussée pour port illégal de décorations. Hors, ce que nos gendarmes ignoraient, c'est qu'à l'âge de 23 ans, Victor Hugo avait déjà obtenu le ruban rouge de la légion d'honneur.

Napoléon, arrivant de l'île d'Elbe, s'arrêta pour déjeuner à Vermenton le 17 mars 1815.

Pourquoi rue de la Barrière? C'est dans cette rue que se trouvait une des portes de la première enceinte de Vermenton.

Pourquoi rue de l'Echelle? C'est au bout de cette rue que se trouvait la potence autrement appelée "l'échelle de justice du Roy".

Vue centre ville vers 1960. A noter l'ancienne halle sous la salle des fêtes actuelle